12 novembre 2008
Entre Clowns....
Voila maintenant une semaine que nous sommes a Kinshasa, on retrouve les mêmes endroits, les habitudes avec un nouveau projet, celui d'intervenir pour les enfants à l'hôpital, malheureusement, tous les hôpitaux sont en grêve avec un syndicalisme très fort digne de ... trop rien en fait, puisque l'accès est interdit a tous, si on a tout bien compris, même aux malades. Il a fallu donc réorienter le projet et nous avons décider de retourner voir les enfants des rues, dans les centres, il n'est pas possible de suivre les strcutures mobiles pour les tournées de nuits, pas possible d'avoir des autorisations en ce moment, les attroupements ne sont pas les bienvenues... enfin, la générale aura quand m^me lieu demain, dans le quartier où nous habitons ( on peut dire que ça devient une tradition...)...et nous visiterons ensuite tous les centres... retour à Pekabo, Popo, Irebu, ...
On profite aussi et surtout de ce temps pour imaginer, planifier, partager les projets que nous pourrions développer avec les clowns RDC, les idées et les envies sont nombreuses et on travaille dessus... ils souhaitent continuer a travailler avec les enfants des rues et dans les hôpitaux, ils ont aussi une très grande envie d'aller vers les populations réfugiés a l'Est....
Voila, on a retrouvé une équipe d'artistes motivée, qui a l'envie de faire et d'échanger, alors nous imaginons la suite et esperons que les MCT ( Maladies Culturellement Transmissibles - un concept imaginé par Monsieur Fabrice Nabet... ) vont profiter de la saison des pluies pour se propager...
Olivia
04 novembre 2008
Bonjour - M'Boté
Après une longue coupure d'electricité de juillet à Novembre, le courant étant maintenant retabli, nous revenons a Kinshasa avec encore des envies, des questions, des possibles. 18 jours d'échanges et de création, on va faire encore mieux, on va essayer quoi ! a bientôt sur le blog.
Fabrice Nabet
29 juillet 2008
Le mois du Clowns
Le mois du Clowns à Kinshasa, Le mois du Clowns à Kinshasa c'est quoi ?
Le mois du Clowns ce sont 24 artistes kinois qui se sont réunis pour participer à la création d'un spectacle et à la mise en place d'ateliers dans des centres pour enfants des rues à Kinshasa.
Ce sont 24 artistes de toutes les disciplines artistiques du spectacle vivant: comédiens, musiciens, chanteurs, danseurs, acrobates qui ont voulu s'investir au sein du projet Clowns Sans Frotnières RD Congo.
24 artistes qui ne connaissaient pas, qui n'avaient pas l'habitude de travailler ensemble mais qui eu envie de mettre leur art au service d'un cause celle des enfants des rues de Kinshasa pour leur apporter un peu de ce qu'il savent faire, un peu de rire, de joie, de rêve, d'oubli.
Après 8 jours de répétitions, le premier spectacle a été joué sur une place de la commune de Bandal, commune de Kinshasa. La corde est posée au sol, des improvisations débutent ça et là, des regards interrogateurs précédent les questions qui commencent à fuser: c'est qui, c'est quoi ? des artistes, pour un spectacle gratuit, ah bon, c'est chouette ca commence quand? maintenant..; ets c'est parti pour une heure. La foule s'amasse l'étonnement, laisse place aux sourires qui se transforment en rire.
Un final de trampoline où les ah, oh, ouais, éclatent dans la rue.
C'était, bien vous revenez, quand ? je n'avais encore jamais vu de spectacle comme ca dans la rue, ni même de spectacle... c'est beau et c'est drôle. D'où ils viennent les artistes? Ce sont des kinois c'est vrai, eh oui c'est vrai.
Voilà Clowns Sans Frontières - RD Congo est dans la place. Ce matin des ateliers dans 4 centres pour enfants des rues pour s'amuser avec les enfants, chants, danses, acrobaties, musique sont au programme, ca marche, ca swing, ca rie. On se fait plaisir. Vous revenez quand? Demain, super, je reviendrez.
C'est ca le mois du Clowns à Kinshasa, 24 artistes qui ont eu envie de donner ce qu'ils savent faire. Une goutte d'eau artistique pour le plus grand bien de chacun.
Pourquoi le mois du clowns? parce que...
Parce ce que Clowns Sans Frontières RD Congo, est naît il y a quelques mois et que les fondateurs ont souhaité élargir l'association à qui le désire.
10 juillet 2008
CARNET DE ROUTE
Clowns Sans Frontières RDC avance à trés grands pas. "Le mois du clowns", opération de visibilité de l'action de CSF RDC a commencé début juillet et se poursuit jusqu'au mois d'aout. Voici le projet décrit par Pitschou...
Jordi
Dans le cadre du « Mois de Clowns » projet initié par l’association clowns frontière/RDC en collaboration avec le clowns sans frontière France, du 05 juillet au 05 août 2008 à Kinshasa, une manifestation qui réunira une vingtaine d’artistes dont trois sujet français membres de la dite structure qui grâce à ses diverses potentialités, comédiens, musiciens, danseurs, marionnettiste, régisseurs, humoriste, jongleurs, conteurs etc.
La détermination de tout un chacun nous amènera à la réalisation d’une série de spectacle et d’une comédie musicale qui sera crée au cours de plus de 15 ateliers suivi de 6 représentations dont 3 en salles et 3 dans les lieux publics.
Les ateliers porteront sur :
- la fabrication et la manipulation de marionnette
- Accompagnement musical
- Composition de texte & chanson
Ce travail sera assume sous la coordination artistique de Romain Ndomba et Pitshou Tshiovo

PROGRAMME DE LA I éré PHASE
N° Date Heures Lieux
01 Samedi 05 07 2008 De 10h00 à 15h30 Collectif Eza Possible
02 Lundi 07 07 2008 De 10h00 à 15h30 Collectif Eza Possible
03 Mercredi 09 07 2008 De 10h00 à 15h30 Collectif Eza Possible
04 Dimanche 12 07 2008 De 10h00 à 15h30 Collectif Eza Possible
PROGRAMME DE LA IIéme PHASE
N° Date Heures Lieux
01 Samedi 19 07 2008 De 10h00 à 15h30 Collectif Eza Possible
02 Dimanche 20 07 2008 De 10h00 à 15h30 Collectif Eza Possible
03 Lundi 21 07 2008 De 10h00 à 15h30 Collectif Eza Possible
04 Mardi 22 07 2008 De 10h00 à 15h30 Collectif Eza Possible
05 Mercredi 23 07 2008 De 10h00 à 15h30 Collectif Eza Possible
06 Jeudi 24 07 2008 De 10h00 à 15h30 Collectif Eza Possible
07 Vendredi 25 07 2008 De 10h00 à 15h30 Collectif Eza Possible
08 Samedi 26 07 2008 De 10h00 à 15h30 Collectif Eza Possible
POINT DE PRESSE
Jour lieux Heures
Mardi 15 07 2008 CCC Zoo 10h00
Samedi 02 08 2008 Collectif Eza Possible 10h00
PROGRAMME DES SPECTACLES
N° Date Lieux Heures
01 Dimanche 27 07 2008 Place Kimbondo 10h00
02 Lundi 28 07 2008 CCC Zoo 15h30
03 Mardi 29 07 2008 Marché Synkin 11h00
04 Mercredi 30 07 2008 E.M. Buitshi 18h30
05 Jeudi 31 07 2008 Collectif Eza Possible 19h00
06 Vendredi 01 07 2008 Place victoire 15h30
LES PARTICIPANTS
N° Prénom et Nom Discipline
01 Pepe mpongo Percussionniste
02 Widjo wiyombo Marionnettiste
03 Reagan matuke Musicien, comédien
04 Christian Bena Comédien, conteur
05 Eric kashala Comédien, humoriste,
06 Pasco losanganya Danseuse, comédienne
07 Willy Maluakila Acrobate
08 Anny tshonga Comédienne, acrobate
09 Patrick Kuba Comédien, acrobate
10 Willy Muakuamba Comédien, écrivain
11 Bob Nyaboloko comédien
12 Claudine Lumbu Comédienne, chanteuse
13 Sidi kiala Musicien comédien
14 Starlette mathata comédienne
15 Guelord vulu Acrobate
16 Audy Nkebani Comédien, régisseur
17 Romain ndomba Metteur en scène, comédien
18 Pitshou tshiovo Metteur en scène, comédien
19 Belinda kandi comédienne
20 Jeannine tshibola Comédienne
21 Moise ilunga Chanteur, comédien
22 Clément tshimakinda griot, acrobate, comédien
23 Christian Mualu Logistique
Collectif EZA Possibles nous reçoit encore une fois de plus pour l’organisation du mois de clowns Kinshasa 2008 ceci étant dans le cadre de ses missions organisées en RDC.
Un grand merci aux grands partenaires institutionnels, non institutionnels, aux artistes et aux hommes de bonne volonté ;
Clowns sans frontière France
Collectif Eza possibles
Espace mutombo Buitshi
Centre culturel congolais le zoo
Hôtel de ville de Kinshasa
Division urbaine de la culture ville de Kinshasa
Monsieur Dinanga Kennedy

Les impressions
Journée du 05 juillet 2008 le travail s’est basé beaucoup plus sur le réchauffement, lavage de voix, petites improvisations centrées surtout sur un objectif principal : celui de cherche rien qu l’humour………..
Willy makuamba
La journée d’aujourd’hui s’est annoncée belle de par la présentation et la méthodologie de travail données en mot d’accueil par Romain ndomba.
Le ton donné par le réchauffement artistique, d’un bon les participant sont entré dans le bain. Et l’esprit humoristique se dessine déjà.
Il y a lieu de dire que l’objectif poursuivi sera atteint.
Eric kashala
Musique, théâtre, jeu, acrobatie,…artistiquement bon l’ambiance du jour. L’exercice physique, l’exercice vocal et le jeu théâtral font montre d’une intention vers l’improvisation qui découle de la créativité.
Joie, bonheur,…..et surtout rire.
Lael lukusa
Une ambiance de rire et de détente et petit à petit on a évolué dans tous les sens, ça promet un bon déroulement et une réussite à la fin, car dit on un bon décollage permet un bon atterrissage.
Starlette mathata
L’humour à été au rendez vous, rien de spécial mais l’intensification du travail doit se faire.
Christian bena
L’harmonie des personnes (acteurs) l’harmonie de travail
Pasco losangania
21 juin 2008
Quelques nouvelles de Kinshasa…
Christian Mualu est en France depuis quelques temps, nous en avons donc profité pour faire le point sur la création de clowns sans frontières RDC. Les statuts de l’association sont en cours de légalisation, l’association a une autorisation d’action sur le territoire congolais. Le comité de gestion est composé de quatre personnes, Christian Mualu, Romain Ndomba, Jeanine Tschibola et Pitchou Tschiovo, tous participants actifs du projet de CSF France à Kinshasa. L’association compte aujourd’hui 20 membres.
Suite aux différents contacts avec les structures de protection de l’enfance a Kinshasa, ils ont choisi d’avoir des actions dans deux domaines, la sensibilisation et les spectacles. D’ores et déjà, 15 représentations par trimestre sont prévues dans des hôpitaux avec la Croix Rouge Belgique et RDC.
Les contacts continuent mais, les budgets étant déjà votés pour 2008, il est difficile de concrétiser rapidement des partenariats. Donc, pour cette année, l'idée est de faire connaître l’association et son projet.
En juillet Août aura donc lieu a Kinshasa le mois du clowns, principe d’une « action qui fassent connaître l’action ».
- Des ateliers/tables rondes en direction des artistes professionnels en vue de préparer des spectacles et interventions ( musique, théâtre, cirque)
- Présentation du résultat des ateliers dans des théâtres et places publiques de la ville
- 2 conférences de presse
Ce sont environ 50 artistes kinois bénévoles qui participeront a ce mois du clowns.
Clowns sans Frontières Congo nous propose de participer à cette action en y associant 2 comédiens français ( un assistant metteur en scène et un marionnettiste /constructeur pour co-animer les ateliers marionnettes avec Widjo) ainsi qu’une personne en appui logistique/communication.
Ce sont donc Sébastien Bris, Fabrice Nabet et une personne restant à déterminer qui partiront fin juillet pour Kin.
D’autres nouvelles très bientôt..
23 mars 2008
Des nouvelles d'ORPER
ORPER, on vous en a souvent parlé dans ce blog. C'est une des deux ou trois ONG de Kinshasa avec qui nous avons le plus travaillé. C'est eux qui ont inventé les centres mobiles pour aller à la rencontre des gamins des rues.
ORPER vient de publier don rapport 2007. Il est téléchargeable à l'adresse : Rapport annuel 2007 / ORPER
Il est également accessible depuis la rubrique Ressources sur la colonne de droite.
Jordi
19 mars 2008

Les enfants portent l’avenir, parce que le présent aussitôt inscrit deviens leur passé, qui vient s’ajouter à notre passé, à nous autres adultes, ancêtres. En effet nos craintes et nos espérances de l’avenir, nous poussent à agir de telle ou telle façon et aussitôt fait, l’action s’inscrit dans le passé. Le passé à son tour agît sur notre vision du futur, l’action peut être évaluée et son interprétation portent nos rêves, ou viens alourdir nos craintes. Nous pouvons jeter notre regard dans le futur et le charger d’espoir, de crainte, d’illusion et d’utopie, ou s’appuyer sur le passé pour réfléchir, interpréter, analyser, comprendre, justifier... Mais nous ne pouvons ni avancer, ni remonter dans le temps, le présent est notre seul champ de manœuvre. Nous ne pouvons nous détacher du passé, ni du futur. Le présent est notre action, le futur notre moteur et le passé notre expérience, et ils ne font qu’un dans le présent.
Il est nécessaire d’agir sciemment, car nous ne pouvons effacer notre présence. L’instant est éphémère mais son impact est infini, devant et derrière nous, l’espace où s’ouvre tous les possibles.
Agir c’est tous les verbes possibles et inimaginables. Il n’y a pas que faire, mais aussi attendre, sentir, laisser faire, parler, se taire, courir, s’arrêter, rester, boire, écouter, gagner, perdre, lâcher, prendre, perturber, donner, suivre, se battre, encaisser, s’accaparer… la liste est longue, sans compter tous les néologisme possible tel que fébrir, coeurter, poudranger, s’entrefaire, vertendre, s’assoulir, vicnailler, absureter, abscombrir, tournevoler, étrangîter, s’arcvibrer, émostfiger, abstenlâcher, fairefaçer, aimnier, balabaler… Et aussi tous les noms propres qui se conjuguent comme Mazodier, Teissier, Brunier, Pommier, Kebir, Mounir, Alexandre, Cassouler, Cassandre, Lecointre… de façon régulière ou irrégulière.
Dans tous ces verbes j’en ai choisi trois en particulier pour agir et vivre au présent : Jouer, Créer, et Réfléchir.
Jouer, parce qu’il s’impose dés l’enfance, parce qu’il permet toute les actions, toutes les explorations sans limite. Le jeu est l’outil propre du comédien et de l’enfant, son essence, sa vision du monde. M’empêcher de jouer c’est m’empêcher de vivre, de dire, de me nourrir. Que je sois enfant ou comédienne, si je ne joue pas, je meurs. Je ne peux rien contre la dure réalité de la vie, contre la faim, contre la guerre, l’injustice, la corruption, la compétitivité.
Mais si je joue tout deviens possible et surmontable. Je flotte, je vole, je ris, j’ai mal et puis c’est finit, je me rebelle, je suis le méchant et le gentil, le fort et le faible, je suis une femme, puis un homme, une princesse, un cheval, un avion, un arbre, une pierre, un ange, un enfant- sorcier, un crocodile, un ancêtre, une marionnette, un Pikatchu, une Widjilandaise, un conteur, une danseuse, un musicien, un commerçant, un Kundélé, le président des Etats-Unis.(Reagan ou Kennedy, en tout cas pas Nixon !)
J’ai 5ans, 10ans, non 30 et puis 100 et puis 1000 même si je ne les aurais jamais, je les ai puisque je joue. J’ironise, je crois ou je me moque. Je peux faire n’importe quel métier, je voyage, il n’y a pas de frontières et toutes les couleurs sont possibles.
Je suis libre d’aimer, d’être… Je ne connais pas de plus belle aventure que le jeu.
Et lorsqu’à Kinshasa, un enfant s’abandonne dans le jeu, qu’il est suspendu au dessus de sa misère, retenu par un monde imaginaire dans lequel il rit, c’est une poésie infinie.
Créer, parce que le lieu de la création est l’espace où tout est à construire, détruire, explorer, essayer...Créer, c’est être pionnier. Accepter la difficulté, la différence et les amener ailleurs. Remplir des vides ou détruire des trop pleins manichéens entre :
Blanc Noir
Enfant Adulte
Homme Femme
Vieux Jeune
Simple Complexe
Individualisme Communautarisme
Attente Action
Réflexion Action
Immobilité Action
Détruire les préjugés et les pensées qui figent la différence, créer du mouvement, de la respiration, de l’échange entre ces différences. Pour ne pas que les pensées se bloquent et s’installent. Créer du vide afin qu’il se remplisse de nouvelles idées, nouvelles visions, nouvelles formes, nouveaux mots… (Ils nous nomment Mundélés. Nous les nommons Kinois. Ensemble nous sommes Kundélés).
La création est le souffle du présent, l’incarnation de la vie.
Et enfin Réfléchir, pour ne pas se heurter aux mêmes murs, pour ne pas s’enfermer dans le cercle de la répétition, et recréer toujours la même histoire, pour ne pas se laisser emporter par sa flamme, mais pour l’affiner, l’orienter, lui donner du poids et de la cohésion. Pour clarifier la démarche et les enjeux, pouvoir les communiquer. Ecouter, observer, se nourrir et se rassembler pour réfléchir.
La réflexion c’est le calme.
Nancy Teissier

Widjiland - En français
Le pays où les ancêtres parlent et les vivants agissent.
Woyayé ! Woyayé ! Oyayé Kusaka Mudila !
Il était une fois le village de widjiland.
Dans ce village il y a deux chefs, Waribi et Wiyombo, qui divisent les habitants en deux clans. Les Warilandais à gauche et les Wiyombolandais à droite. Depuis 30 ans c’est la guerre, car à chaque fois qu’un chef fait quelque chose pour le village, l’autre s’empresse de le détruire.
Waribi : - J’ai fait construire une école et wiyombo l’a détruite !
Wiyombo : - J’ai fait construire une route et Waribi a coupé des arbres pour la bloquer !
Waribi : - mécréant!
Wiyombo : - parasite
Waribi : - C’est moi le chef!
Wiyombo :- imposteur, c’est moi le chef!
Waribi : - c’est moi!
Wiyombo : - moi !
Waribi : - moi!
Voici comment, ce conflit incessant entretient la haine, la misère et la souffrance. Les femmes doivent périlleusement enjamber les troncs d’arbres, des bassines sur la tête pour amener de l’eau au village .Les enfants ne vont plus à l’école et les hommes sont démotivés de voir leur travail détruit (Chant : « hey ! Mama ! ».)
A Widjiland, il y a un enfant qui s’appelle Widjo,il a 10 ans. Tous les jours il va à la pêche. Un jour il voit un crocodile au bord de la rivière, qui s’approche de lui, il a très peur et il pleure, pleure…
Soudain le crocodile parle :
- Ne pleure pas mon petit, je suis un ancêtre et je viens te livrer un message pour notre village.
Écoute bien !
« Tu dois amener la paix au village et tu deviendras le chef ! »
« Okotia kimia nanboka, pé okokoma mocondzi ! »
Widjo rentre chez lui, il se couche et il rêve que son village devient prospère, qu’il y a des chèvres, des poules, l’eau courante, l’électricité, une belle route, une école, un hôpital, tous les habitants sont heureux et se réunissent pour danser. Alors le matin, dès qu’il se lève, il va sur la place du village, monte sur une caisse et s’écrit : « Que la paix revienne, que les waribilandais et les wiyombolandais se réconcilient, et que s’il n’y avait qu’un seul chef, la guerre cesserait et le village redeviendrait prospère ! » Puis il fait le tour de la place en hurlant : « J’en ai marre de la guerre ! J’en ai marre de la guerre !… ».Tout le monde l’écoute et semble lui donner raison. Mais Waribi et Wiyombo le regardent d’un mauvaise œil. Les deux chefs, qui ne s’étaient pas parlé depuis 30 ans, se donne rendez-vous la nuit pour se concerter. Considérant Widjo comme une menace .Il décide de l’accuser d’être un enfant sorcier, afin qu’il soit chassé.
Le lendemain comme la veille, Widjo, vient faire un appel à la paix .Mais les deux chefs l’interceptent et l’accusent d’être responsable de tous les malheurs du village, car c’est un enfant sorcier.
Waribi et Wiyombo vocifèrent : « Il faut le chasser ! Il faut le chasser ! » Jusqu’à ce que tous le village reprenne en chœur : « Il faut le chasser ! Il faut le chasser ! ».Les chefs accompagnent widjo chez lui, ils expliquent à ses parents que leur fils est un sorcier, qu’il est néfaste pour le village et pour sa famille, qu’il faut donc, le chasser. Ils reviendront ce soir pour vérifier qu’il soit parti. Les chefs partis, les parents grondent Widjo : « - Pourquoi tu es un enfant sorcier ? Tu nous fais des problèmes dans le village ! Il faut que tu partes, tout de suite ! » puis ils s’effondrent en pleurs. C’est très, très triste que Widjo quitte sa maison et son village, pour la ville de Wacondo. (Chant : « Asala boni »)
Pour manger, il doit voler et il doit partager son butin avec d’autres enfants des rues, pour ne pas se faire lyncher. Il doit dormir par terre dans la rue, même qu’une fois un grand lui fait pipi dessus pendant qu’il dort. Il est tellement en colère, mais il ne peut rien faire. Un jour dans la rue un éducateur l’appelle :
L’éducateur : - Hey ! Viens ! Comment tu t’appelles ?
Widjo : - Widjo.
L’éducateur :- Pourquoi es-tu dans la rue ?
Widjo : - On m’a chassé parce que je suis un enfant sorcier, mais je ne comprends pas. Et maintenant, je suis tout seul ici.
L’éducateur : - Viens dans un centre. Tu pourras manger, boire, te laver et dormir. Et si ça te plaît, tu pourras apprendre la marionnette.
(Chant « Bina ko tazo » et danse de la marionnette)
Widjo accepte, Il travaille tellement qu’il devient le meilleur. Quand il grandit, il devient célèbre. Tout le monde le connaît, lui et ses marionnettes et il est très apprécié. Il présente des spectacles dans le monde entier. Un jour, il revient dans son village qu’il n’avait jamais oublié. Il y présente ses marionnettes et les villageois le reconnaissent. Il y a aussi ses parents qui pleurent, tous lui demande pardon. On lui raconte que Waribi et Wiyombo ont finis par s’entretuer, que le village est réuni, mais qu’il n’y a plus de chef. Les villageois lui demandent de devenir le chef.Widjo accepte et pardonne tous les Widjilandais. Maintenant à Widjiland, il y a une route (Widjo !), l’électricité (Widjo !), une école (Widjo !), l’eau courante (Widjo !), des chèvres et des poulets (Widjo !), un hôpital (Widjo !)… . Tous le monde est heureux, de grandes fêtes sont organisées, ou l’on chante et danse en l’honneur du grand chef, WIDJO !!!
Widjo a compris aujourd’hui, la phrase de son ancêtre :
« Okotia kimia nanboka, pé okokoma mocondzi. »
(Chant : - Mamé, Matalé mama - Hé, Hé Matalé - Hé,hé,héé Matalé…)
Widjo et Nancy (première dame de Widjiland)

Widjiland - En lingala
Bakoko balobi pé bazali basali.
Woyayé ! Woyayé ! Oyayé Kusaka Mudila !
Ezalati moko lo moko na mboka ya Widjiland.
Na mboka ézalaki na ba konzi Mibalé. Waribi na Wiyombo. Na mboka bakabwana naki groupe mibalé. Na loboko ya mwasi, waribilandais, pa na loboko ya mobali, wiyombolandais. Mbula zomi na misato bitumba na bitumba. Soki mokonzi moko a Sali makambo ya malamu, nu susu abebisi. Bango mibalé ndengue moko.
Waribi : - Natongui étéiélo, Wiyombo aboukiyango.
Wiyombo : - Natongui nzela, Waribi abuki banzeté pé akangui nzéla.
Waribi : - Nazali mokonzi!
Wiyombo : - Nazali mokonzi!
Waribi : - Gaï!
Wiyombo : - Gaï!
Ezalaki pasi po na basi ba to ka mayi. Bana bazokende lisusu na kélasité, mbula zomi na misato ya bitumba.Kozanga pé pasi ékotina mboka. ( « hey ! Mama ! ».)
Na Widjiland ézalaki na mwana moko kombonayé, Widjo. Azalaki na mbula zomi. Mikolo niosso a bandaki ko kendé na mayi pa na koloba mbisi. Moko lo moko ngando azakopusa na pené na yé, azobanga pé abandi koléla,mwana moko alobi nayé : “- Kolélaté nazali koko nayo ya ka la nayé kolaki sayo koloba mpo na mboka na biso. Yoka malamu : “ Okotia kimia nanboka, pé okokoma moconzi ! ».
Mbalamoko alimué.
Widjo azongi épayi nayé azobandela malo ba wana kasi azoyebaté : « Okotia kimia nanboka, pé okokoma moconzi ! ». Tango alali azako lota mboka nayé ékomi nabomengo. Ba taba, basoso, mayi, pé biloko mosusu. Batu niosso bazo bina, ko yemba ésengo makasi.
Natongo widjo akeyi na ésika yo koloba. Na mboka pé a matilikolo : « Ah ! ba ndéko nanga kimia ékota na mboka ! Na ba waribilandais, na ba wiyombolandais bayokana, soki bokozala na moconzi moko, bokozala na may, école, courant, nzela, pé misala… Nayango ébongui kaka moconzi azala moko ! » Bato niosso bazali koyo kanga. Waribi na Wiyombo batala kiyé miso mabé bakonzi mibalé. Basololakaté mbula zomi na misatu bayokaniba ku tan a nabutu ba solola.
Bayo kani ba funda Widjo azali ndoki, po ba benga nayé na mboka.Bakonzi mibalé na balobi azali ndoki : “ Tobenga nayé! Tobenga nayé!”
Bayé komona ba boti nayé : « - Ponanini azali ndoki ! Ponanini ozali kolukéla, biso makambo, kendé sikoyo ».
Mawa makasi Widjo atiki ndaku na bango na akeyina na mboka moko, Wacondo. (« Asala boni »)
Pona alia ésengeli a yiba ésengeli a ka bola nabaninga nioso ya bala bala yaya moko a subeliyé, tango azolala asiliki makasi kasi, azangimaloba. Mokolo mokana nzela mosangisi moko abengayé.
Educateur : - Yaka ! kombo nayo nani ?
Widjo : - Widjo.
Educateur : - Ozo sala nini?
Widjo : - Babenga ningaï na ndaku balobi nazali ndoki kasi nazoyeba élokoté..
Educateur : - Yaka na centre okokikolia, kolala, kosukola, soki alingi oyékola marionette.
Esengeli koyé kola mosala po azala malamu. A ba ndaki kosala makasi mpe a ko maki makasi tango akoli, ayeba naki makasi. Bato nioso bay é bakiyé pé balingakiyé abandaki kosala marionette nayé na mokili mobimba. Bayu ya mboka bayébakiyé, bayé bibisiyé Waribi pé Wiyombo. Bakufa kala na mboka. Basangana kasi bazali na monazite. Bato nioso basengui yé bolimbisi, na ba boti nayé bazali koléla basengui yé bolimbisi. Bosengiyé akoma moconzi ya mboka Widjo, a ndi mi kokoma alimbisi mboka mo bimba. Banda na Widjiland, ekomi na couran (Widjo!), nzela (Widjo!), école (Widjo!), bataba (Widjo!), ésengo bazali koyemba pé kobina pona moko nabango Widjo!
Widjo a sosoli malobaya ba koko nayé :” Okotia kimia nanboka, pé okokoma moconzi ! ».
(: - Mamé, Matalé mama - Hé, Hé Matalé - Hé,hé,héé Matalé…)
Widjo et Nancy, aide a la traduction Sidi et Jeanine.
11 mars 2008
retour
Arrivée à l’aéroport de Paris Charles de Gaulle, vendredi matin, le 7 mars, … c’est l’heure des bilans pour cette partie de l’équipe de clowns…
C’était une dernière demi-semaine bien chargée à Kinshasa, dernières tournées avec les centres mobiles, derniers spectacle dans les centres, drôle de moments, c’est fort, mais on sait que ça continue…. Ça fait du bien, comme on dit au Widjiland..
La veille de notre départ, nous étions invités, comme pleins d’ONG et de partenaires potentiels ou existants a l’inauguration de Clowns sans frontières… Le grand Christian Mualu a présenté le travail accompli, les projets en cours, la nouvelle structure. Ce sont ensuite Romain, Pitschou, Claudine, Jeanine, Sidi, Widjo et Reagan qui ont fait le spectacle… c’était beau et pleins de promesses. Ensuite, Sandrine, de Medecins du Monde et le Père Alpha de ORPER ont parlé devant le public de leur expérience passée avec nous.
Belle manière pour nous de terminer notre « voyage » a Kinshasa…L’équipe kinoise reste chez Eza Possible pendant une semaine pour finaliser le montage de Clowns sans Frontières RDCongo, discuter, réfléchir, déterminer les objectifs, etc… et préparer également leur deuxième représentation, prévus pour mercredi…
Ca fait du bien… on pense a eux, et on est toujours avec eux pour ce beaux projet en direction des enfants de la rue...
Olivia
10 mars 2008
Clowns Sans Frontières sur France Inter
Pierre-Louis Castelli et Jean-Marie Porcher de France Inter nous ont suivi à Kinshasa pendant une semaine pour préparer une édition du magazine Interception. Une émission consacrée à notre projet (un peu) et aux enfants (beaucoup).
Pour écouter l'émission, plusieurs possibilités :
- Se lever dimanche 16 mars pour 9h10 et brancher le direct de France Inter
- Aller sur le site de l'émission aprés sa diffusion (émission disponible pendant 190 jours à l'écoute)
- Podcaster l'émission dans la semaine qui suit sa diffusion sur le site de Radio France
Par ailleurs, nous mettrons une copie de l'émission en lien sur ce site.
Pour plus d'infos : http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/interception/
Jordi
04 mars 2008
Ca fait quelques temps que nous n’avons pas donné de nouvelles, en voila, des fraiches en direct du cybercafé en attendant la prochaine coupure, que les pages internet demandées s’ouvrent…par contre, plus de photos, le matériel informatique a rendu l’âme. Les paramètres a prendre en compte sont nombreux ici quand on entreprend quelque choses, envoyer des nouvelles ou faire une tournée nocturne. Par exemple, pour faire la tournée nocturne, il faut mieux qu’il ne pleuve pas, que nous ayons un véhicule en état de fonctionnement, que les enfants soient là et pas emprisonnés après une de ces traditionnelles rafles… (dis comme ça on pourrait presque croire que c’est pas pire d’être dans la rue… ) que les comédiens puissent jouer…mais on y arrive, le projet avance, fonctionne bien et surtout il ne s’arrête pas le 7 mars, c’est touchant, motivant, sans blancs, c’est délirant…. Ah, au fait, on a joué la centième la semaine dernière, et Pitschou et Fabrice sont revenus de Bukavu avec de belles rencontres, des perspectives, etc…, et ce soir, après la tournée mobile, on arrose ça, tout, on trinque à la santé de la première équipe, de la deuxième équipe, a la notre, a tous les clowns sans frontières et à la votre, et demain, inauguration de Clowns Sans frontières RDCongo…voila, voilou. Ah,si, une dernière nouvelle, entendue hier dans une conversation officielle par une de nos connaissance : « A kinshasa, 5000 familles souffrent de la pauvreté », c’est pas une bonne nouvelle ça, 5000 familles…
A plus,
Olivia
29 février 2008

nous y sommes à bukavu, ce dur mais on tiens le coup, penible mais on s'en sortira, un peu fatigué mais recoforté par les charmante rwandaise qui ne cesse d'envahir le pauvre congolais exposé a leurs fins. L e programme d'uvira est annulé donc nous allons travailler ici mais cela pendant 3 jours et nous prenons le canon rapide le dimanche matin à 7h pour prendre l'avion à 13h et à l'heure actuelle 4 artistes d'uvira sont venus pour la formations, nous sommes avec eux et nous commencons demain.
pour le moment nous sommes devenue de pretre, nous sommes logés au CAP une maison de passage de protestant donc interdition formelle de fumer pas de visite dans de chambre, nous devons rentrer dormir à 22h. voilà ce que tu a fais de nous. Nous pensons a tous nos amis KUNDELE surtout aux tournées nocturnes, les schegues nous manques.
Pitschou
26 février 2008
Ce matin, Fabrice et Pitshu se sont envolés pour cinq jours à l’est du pays afin de sensibiliser des comédiens au jeu de clown. C’est une pierre de plus posée dans l’édification de C.S.F. Congo… Et un peu de vacances pour le reste du groupe…
Ce matin nous avons encore testé notre formule générale de spectacles dans deux centres de Kinshasa. Au programme, présence et improvisations clownesques et chansons. Les gamins sont contents de nous voir nous débattre pour les faire rire au milieu de leurs cours, à la verticale de leur soleil. Cécile a fait sensation avec tous ses coussins cachés sous sa salopette, on aurait du un gros morceau de fufu en jean’s !
Ce soir nous sortons à Matete, un quartier de Kin, dans un endroit où il y aura sans doute plus d’adultes que d’enfants.
Cet après-midi c’est sieste, à l’abri de la lourdeur humide de cette journée. La clim a été installée ce matin en notre absence. Du coup, il fait 15°C dans notre chambre. Ici, c’est tout ou rien ! A très vite sur le blog avec une belle angine donc…
Clowns sans Frontières Congo, début de mission...
26 février 2008, 5 heures... Pitschou et Nabet se réveillent et préparent leurs sacs, le départ pour Goma est prévu à 6 heures. Ils partent pour cinq jours à Bukavu et Uvira ( à l'est du pays) pour rencontrer, discuter avec des acteurs qui font du théâtre forum. C'est une invitation du Centre Lokolé de Kinshasa. Ils ont emporté avec eux des marionnettes qui ont été confectionné pendant notre projet, le fameux Wimadjo et quelques autres... bonne route a eux tous...














































